Publié le 11 Février 2026

CHRONIQUES MEDIEVALES

« QUAND ON FAIT SON LIT, ON SE COUCHE »

Nous passons près d’un tiers de notre vie dans notre lit. L’homme médiéval n’y déroge pas. Les parures de lit sont réservées aux plus aisés, mais la plupart du temps le lit est rudimentaire, parfois même réduit à une simple couche posée au sol.

Le matelas : Le plus souvent un simple sac rempli de paille. Le plus confortable étant le coutre de plume. Pour protéger le matelas, on l’entoure d’une toile serrée, le coutil.

Les draps : Le drap de lit est la plupart du temps en lin, d’où son nom, Le linceul.

Les couvertures : Les couvertes ne sont jamais bordées sous le matelas. Elles le dépassent d’environ trente centimètres, allant parfois jusqu’à recouvrir l’estrade, une marche en bois permettant d’accéder au lit surélevé. La couverture la plus simple est de drap chétif, ou en laine grossière. (La soie est réservée à la famille royale.) Pour se protéger du froid, la couverture est doublée de fourrure, les poils à l’intérieur, permettant d’emprisonner une couche d’air isolante. Ces fourrures de lapin sont souvent de piètre qualité. (Les plus recherchées chez les nobles sont en hermine.) L’esthétique importe peu, sauf chez les plus aisés qui apprécient des couvertures rayées, colorées avec des décors géométriques, ou à motifs.La courte pointe composée de deux couvertures cousues ensemble peut remplacer la simple couverture ou être mise au-dessus. Elle est garnie de plumes, de laine, d’ouate ou de coton. (la bourre de soie est l’apanage des plus riches.)

Les oreillers : C’est un coussin, servant à surélever la tête et il en existe de plusieurs sortes, comme le traversin, sorte de grand cylindre s’étendant sur toute la largeur du lit. En lin, l’oreiller permet d’adopter une position semi couchée, presque assise.(la position allongée, gisante, par habitude ou par superstition étant réservée aux morts.)

MD

 

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Publié le 11 Février 2026

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Publié le 10 Février 2026

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Publié le 2 Février 2026

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Publié le 2 Février 2026

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Publié le 2 Février 2026

 

LES METIERS DE LA GUERISON DANS LE MONDE MEDIEVAL



L’ASSISTANCE ET LES SOINS AUX MALADES

Elle demande une présence au chevet du malade pour apporter les soins, veiller sur lui, le réconforter et lui redonner le moral.

L’auto médication est le premier réflexe, et c’est la mère qui   effectue un premier diagnostic par palpation du pouls et de la tête. Mais La plupart du temps, on fait appel à une sage-femme (une matrone.) Les soins qu’elle apporte sont simples et parfois efficaces. Devant l’impuissance de la matrone, on fait alors appel aux médecins qui se déplacent souvent à plusieurs. Lemédecinne soignepas avec des herbes, il ordonne un régime et fait préparer aux apothicaires clystères, poudres et onguents. En dernier recours on fera appel à la religion et parfois même à la magie.

En attendant le médecin, il est conseillé à l’entourage d’adopter envers le malade un comportement compatissant et rassurant. Pour son réconfort, il est bon d’accompagner les soins de quelques douceurs, confiseries et fruits séchés. Les fleurs et les jouets pour les enfants sont toujours les bienvenus.

Une fois soigné, le convalescent doit prendre nécessairement du repos, bien qu’il souhaite être remis sur pied le plus rapidement possible et reprendre le travail pour subvenir aux besoins de sa famille.

A cette époque, les épidémies sont nombreuses et dévastatrices, favorisées par la promiscuité, (on vit souvent dans une même pièce et on dort dans le même lit) et le manque d’hygiène.

LES PRATICIENS

 

Quiconque tombait malade avait à sa disposition tout un arsenal d’experts, de charlatans et autres arracheurs de dentsqui se targuaient de l’art de guérir.

LES GUERISSEURS ITINERANTS pratiquent la thérapie des foires et des marchés en proposant des remèdes miracles et s’offrent en  spectacle avec la participation active du public, même sileurs compétences sont parfois reconnues par des médecins officiels.

LES MAITRES BAIGNEURS appartiennent aux couches sociales inférieures, leur métier étant parfois assimilé à celui du bourreau, de l’abatteur de chien ou du fossoyeur. Leur mauvaise réputation vient du fait qu’ils sont souvent accusés de favoriser la débauche et la prostitution. (La nudité et la promiscuité incitant à des ébats pas toujours très catholiques.) Les bains utilisent des eaux à températures différentes On y ajoute des essences, des herbes, du souffre ou du sel. Les pauvres se lavent eux-mêmes à l’eau ou au savon. Les autres se font asperger par un « arroseur », frictionner par un masseur, raser et coiffer par un tondeur.

 MEDECINS, CHIRURGIENS ET BARBIERS

Les personnes aptes à pratiquer officiellement la médecine ne sont pas toutes considérées de la même façon.

LE MEDECIN se trouve en haut de la pyramide. Il jouit souvent d’un grand prestige et est même parfois assimilé à la noblesse. Ses tâches sont multiples. Il doit contrôler régulièrement les pharmacies ainsi que les établissements de bains pour éviter la propagation des maladies. Comme on l’a vu précédemment, le médecin émet un diagnostic, fait préparer les potions et prescrit un régime, examine les urines, mais ne soigne pas directement les patients. A partir du XIIe siècle, c’est le domaine exclusif des chirurgiens et des barbiers. Le statut privilégié du médecin a aussi quelques inconvénients car on lui interdit de quitter la ville où il exerce sans autorisation. Ni les vêtements protecteurs en cuir, ni les masques, ni les épais verres de lunettes ne le protègeront de la peste. (Près d’untiers de la population meurt de la grande peste entre 1348 et 1352.)

LE CHIRURGIEN, étymologiquement «celui qui travaille avec ses mains », occupe une position centrale mais son prestige est moindre par rapport à celui des médecinsDans son cabinet, le chirurgien soigne les os démiset s’occupe aussi des pansements. Il anesthésie les patients avec une éponge imprégnée de jus de pavot, de feuilles de mandragore ou de cigüe avant la cautérisation au fer rouge et s’occupe également des amputations. La saignée, pratiquée par les chirurgiens est garante de la bonne santé et de la guérison. Il est conseillé de se faire saigner au moins quatre fois par an. A côté des chirurgiens officialisent des spécialistes, que ceux-ci refusent d’effectuer : opération des yeux, ablation des calculs rénaux, opération des hernies.

LES BARBIERS font aussi partie du corps médical. C’est parce qu’ils disposent d’instruments tranchants pour raser et couper les cheveux qu’ils sont chargés également de la saignée recommandée pour combattre les excès hormonaux. Les blessures par instruments contendants sont courantes au moyen-âge et le barbier de campagne est un chirurgien qui saura aussi traiter les blessures par armes à feu. Une ordonnance en 1373 l’autorise à soigner les pauvres gens. Un apprentissage auprès d’un maitre lui permet de soigner les abcès les rages de dents et autres maux. La pose de ventouses,(pratiquée jusque dans les années 50) est avec la saignée l’une des mesures prophylactiques les plus utilisées.

Pour obtenir la guérison, le malade doit obligatoirement s’être confessé Les dons aux saints et les pèlerinages sont nombreux pour se voir accorder la clémence du ciel. Médecins et malades prient également pendant l’intervention.

AMBROISE PARE le célèbre chirurgien, résume son activité par ces mots : « Je l’ai pansé Dieu l’a guéri »

 MD

 

 

 

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Cette vidéo est surtout destinée au néophytes afin de leur montrer les échelles de grandeurs.

 

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