Publié le 5 Mars 2026
...et perceptions d'une "réalité".
Max Planck (1858-1947), découvreur des unités qui portent son nom et pionnier de la physique quantique.
Histoire des Guerres de Vendée, guerres mondiales, monuments historiques et religieux, science, astronomie et autres
Publié le 5 Mars 2026
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Publié le 1 Mars 2026
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CHRONIQUES MEDIEVALES
ÊTRE UN ENFANT AU MOYEN-ÂGE
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On imagine l’enfant au moyen-âge comme un petit être mal aimé, exploité et abandonné à son sort. C’est un stéréotype qui a fait long feu et qui est complètement désuet aujourd’hui. La société médiévale, au contraire porte beaucoup de soin, d’attention et d’affection à sa progéniture. La naissance d’un enfant est toujours accueillie avec joie, quel que soit son sexe ou son rang, y compris dans les familles nobles.(St Louis avait dix frères et sœurs et a eu à son tour onze enfants de son épouse Marguerite de Provence.) La pire chose qui pouvait arriver à une femme, c’est d’être stérile.
Avant l’âge de 3 ans.
Pour les parents, le fœtus,dès qu’il prend forme humaine, n’est pas un petit animal sans conscience. Il peut éprouver des sentiments comme la peur ou l’ennui et peut aussi tomber malade. Il a déjà besoin d’un ange gardien. Les baptêmes groupés ont lieu deux fois par an, à Pâques et à la Pentecôte, mais le taux de mortalité infantile étant si élevée (un enfant sur trois), que l’on baptise souvent dès la naissance. Mourir non baptisé étant perçu à cette époque comme un pêché mortel, on ne conçoit pas laisser partir dans les affres de l’enfer un nourrisson, même mort-né. Le jeune enfant est un être précieux, mais dépourvu d’esprit tant qu’il ne s’exprime pas par la parole. L’allaitement et les soins prodigués sont prolongés pour le garçonnet au détriment souvent de la fillette. Cela peut s’expliquer en partie parce que la mortalité du premier âge est plus fréquente chez le nourrisson de sexe masculin.Le tout petit enfant, s’il ne parle pas et s’il a été baptisé est considéré comme un être sacré, symbole de pureté et d’innocence. Vers l’âge de deux à trois ans, il perd progressivement ses vertus divines.
Chez les plus humbles, dans les campagnes, passer le cap des premières années de vie demande une robuste constitution et beaucoup de chance pour échapper à la misère, aux épidémies, à la rudesse des hivers et aux prédateurs. (Emmaillotés avec soin pour qu’ils ne prennent pas froid on accroche les nourrissons à un clou sur une poutre ou sur un mur pour éviter qu’ils ne soient dévorés par les rats ou les cochons.)
3 ans, c’est l’âge de la parole, de la marche et de l’habileté manuelle.
A partir de 5 ans, c’est l’âge du jeu. Les jeunes enfants peuvent participer aux grandes fêtes de l’année : carnaval, fête des fous.
Une fête leur est dédiée, « Les saints innocents ». Ils se ruent dans les églises. L’un d’eux se déguise en évêque, d’autres en curé. Il se livrent alors à des parodies et à des cérémonies burlesques, montant sur des ânes et parcourant la ville en donnant le fouet aux autres enfants. Les petits nobles portent déjà l’épée, tirent à l’arc et montent à cheval.
A 7ans, c’est l’âge de raison, le moment de prendre ses responsabilités et d’être intégré au monde des adultes. A sept ans, on fait la différence entre le bien et le mal, et on est susceptible d’être puni. Riches ou pauvres, on a l’obligation d’assister à la messe et d’apprendre le « notre Père » et le « je vous salue Marie ». Dans la noblesse, on initie les garçons à la chasse et à l’art de la guerre.
Dans les villes, le plus souvent, les jeunes sont placés dans les échoppes de commerçants où ils devront servir gratuitement pendant sept ou huit ans avec l’espoir de devenir apprenti. Ils peuvent aussi être mis au service d’un maitre, (noble ou roturier). Dans les campagnes, ils sont valets de fermes où ils travaillent comme les adultes.
A 14 ou 16 ans, on est adulte. A cet âge, les filles sont déjà mariées et mère de famille et les garçons peuvent partir à la guerre. La jeunesse passe vite dans un monde où la plupart du temps à 30 ans, on est un homme âgé.
MD
Publié le 15 Février 2026