Publié le 22 Janvier 2026

 

LES DIVERTISSEMENTS POPULAIRES DU MOYEN-ÂGE

 

Les jours fériés, les fêtes religieuses, les grands événements, et la plupart du temps, le dimanche, (férié depuis 1321), donnaient lieu à des distractions populaires souvent anodines, mais qui n’étaient pas toujours bien vues par l’église car elles pouvaient vite tourner (la boisson aidant), aux injures, tricheries, violences, blasphèmes, et parfois jusqu’au meurtre.

JEUX D’EAUX ET JOUTES NAUTIQUES

A l’arrivée des beaux jours, on se rendait à la rivière, dans les petits cours d’eau ou dans les mares pour s’y baigner souvent nu.

Les joutes nautiques simulaient les tournois chevaleresques, en beaucoup plus pacifique, puisque les participantss’affrontant pour défendre leur couleur ne risquaient que le ridicule de se voir trempé devant un public hilare. Deux joueurs, installés sur une plate-forme à l’arrière d’une embarcation animée par cinq ou six rameurs frappaient réciproquement le bouclier de l’adversaire pour le déstabiliser et le faire chuter à l’eau.

LES JEUX D’ADRESSE ET DE SOCIETE.

Les jeux d’adresse et de hasard se jouaient la plupart du temps entre voisins et amis.

Parmi eux on peut citer le jeu de billes ou le jeu de la fossette, qui se pratiquait avec des noix, des coquilles, des amandes ou des pois. On faisait aussi des courses, du jeter de pierre à la main ou à la fronde. On peut citer encore le jeu de croix ou pille, équivalent de notre pile ou face et le jeu du picquarome, qui consistait à ficher dans la terre un bâton pointu.

Le jeu à la balle : un joueur se positionnait au centre d’un cercle formé par les autres concurrents. Ce dernier devait attraper la balle que se passaient les autres joueurs, en évitant de se faire toucher. S’il parvenait à l’intercepter, il prenait la place de celui qui l’avait lancée. S’il était touché ou s’il la laissait échapper, il restait au centre avec un blâme.

Le billard de terre : il se jouait en pleinair avec un bâton pour pousser les billes au ras de terre.

Le jeu de quille et jeu de palet étaient également pratiqués, ainsi que le jeu des jonchets, (l’équivalent de notre « mikado ».)

Au milieu du xv siècle, apparait la soule, qui s’apparente à la fois à notre football, au rugby, et même au golf, et qui se jouait avec l’éteuf, un gros ballon fait de paille, de mousse ou de foin qui étaient placés dans un étui circulaire en bois ou en cuir.La soule se jouait avec les pieds, les mains, ou avec un bâton. Il s’agissait de faire pénétrer la balle dans le camp adverse, ce qui donnait lieu à sa version « par les rues » à des coups sérieux et à un affrontement pas toujours amical, avec des invectives acerbes et des chocs brutaux provoquants de nombreuses blessures, allant parfois jusqu’à la mort.

La paume était pratiquée par la bourgeoisie (on se servait du creux de la main pour lancer la balle.)

Le jeu de boules, très apprécié par les paysans et dont l’enjeu pouvait être du vin, du cidre, ou de la cervoise, correspondait à notre pétanque et pouvait parfois lui aussi mal tourner.

Le jeu du roi qui ne ment avait pour but de répondre brièvement à des questions curieuses, insidieuses ou oiseuses. Un jeu de la vérité qui pouvait lui aussi tourner au vinaigre.

Le jeu du propos : les joueurs, placés en cercle, glissaient à l’oreille de leur voisin un mot qui n’avait aucun rapport avec celui qu’on leur avait confié précédemment. Au terme du jeu, l’incohérence de l’assemblage des mots était censée faire rire.

Le jeu du chapifou : un joueur, les yeux bandés, devait reconnaitre celui qui l’avait frappé avec plus ou moins de vigueur.

Plus original, l’arrachement du cou de l’oie : sur une corde tendue entre deux perches, on avait attaché une oie. Il fallait arracher le cou de l’animal pour l’offrir à l’élue de son cœur.

Les jeux de dés et les jeux de cartes qui dégénéraient souvent en tricheries, injures et violences, associés souvent à l’argent, au sexe, à la boisson et aux individus peu recommandables qui fréquentaient les tavernes étaient souvent dénoncés et réprimés par les autorités religieuses, royales et municipales.

Le jeu, souvent joyeux, parfois brutal, malgré ses dérives, représentait pour une grande partie de la population médiévale un besoin vital pour échapper à un quotidien difficile et pour occuper son temps libre, l’oisiveté étant bien entendu la mère de tous les vices.

 

MD

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 19 Janvier 2026

Orages magnétiques en cours, parce que notre étoile (le Soleil) est en pétard. Ca lui arrive tous les 11 ans en moyenne. Pas de problème ! il était là avant nous. Il bouffe 620 millions de tonnes d'Hydrogène chaque seconde pour les fusionner en Hélium. C'est que l'on appelle la "fusion nucléaire" qui est bien autre chose que notre ridicule "fission nucléaire" que nous réalisons pour produire de l'électricité. Là, c'est autre chose ! C'est une source d'énergie dantesque à plus de 15 millions de degrés dans le noyau ! Le diamètre du Soleil, c'est 109 fois la Terre !
Notre étoile ne se contrôle avec aucune loi terrestre, ni aucune taxe. Ce n'est pourtant qu'un tout un petit astre, un petite étoile de la séquence principale de type "naine jaune". Personne ne peut le ("ou la", vu que c'est une étoile) contrôler.

Nous en sommes à 150 millions de km donc dans le système interne.

RL

Ci-dessous, notre étoile en comparaison de ses planètes. La Terre est le petit pois bleu marine tout en bas à gauche. Regardez à plusieurs fois.

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 18 Janvier 2026

Repost0

Publié le 16 Janvier 2026

Repost0

Publié le 16 Janvier 2026

Voir ICI pour les vidéo d'époque.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 14 Janvier 2026

-98°C en Antarctique : Lien ICI 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 12 Janvier 2026

Plus de 1 100 bars de pression.

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 11 Janvier 2026

    

          

  LES IMPÔTS DANS LA FRANCE MEDIEVALE

 

Nous sommes devenus au fil du temps, dans ce qui fut notre beau pays, les champions du monde avec le Danemark de la taxe et de la levée d’impôts. Cette maladie devenue mortelle pour notre économie et notre esprit d’entreprise ne date pas d’hier. Le virus sévissait déjà au moyen-âge, avec cette propension à tondre le quidam et à s’approprier tout ou partie des biens et du fruit du travail.

 

Jusqu’au XIVe siècle la royauté ne disposait pour alimenter son trésor que les impôts dits « ordinaires», prélevés sur le Domaine, c’est-à-dire sur les terres dépendant directement de sa suzeraineté. Depuis la mise en place des structures féodales au début de la monarchie capétienne, les impôts touchent à la fois les hommes et les terres ; ils sont d’une infinie variétés selon les époques et les coutumes de chaque région. On distingue au moyen-âge deux sortes de propriétés foncières : les terres nobles qui obligeait au service militaire et à l’hommage du vassal à son suzerain, et les terres roturières assujetties au payement de redevances et à l’accomplissement de corvées.

LES IMPÔTS DIRECTS

Le propriétaire d’une terre noble est exempté de la plupart des redevances, à l’exception du relief ou rachat, droit de mutation en cas de vente ou de succession. (équivaut généralement à un an de revenus.)

Le tenancier d’une terre roturière voit peser sur lui le Cens, un impôt sur la terre, qui est perçu annuellement par le seigneur du fief.

Le champart est un impôt payé en nature qui est prélevé sur toutes les récoltes. (Il pouvait atteindre le tiers de la récolte.)

La Taille, qui apparait dès le début du Xie siècle, est l’une des principales ressources du système féodal. Chaque année le roi est fixait le montant qui était parfois si exorbitant qu’il fallut le modifier à plusieurs reprises. La taille seigneuriale fut abolie par Charles VII et remplacée par la taille royale qui servait qui servait à entretenir les armées du royaume.

La taille royale fut précédée par le fouage, qui frappait chaque foyer.

Le formariage était un droit que le serf assujetti payait au seigneur quand il désirait se marier hors de la seigneurie.

La mainmorte permettait au seigneur de disposer des terres de son vassal à la mort de ce dernier.

Le franc-fief taxait la vente d’une terre noble à un roturier.

Les dîmes étaient versées à l’église et représentaient un dixième de la production de chaque paysan. (La grosse dîme s’appliquait au blé, au vin et au gros bétail, et la menue dîme sur les légumes, les volailles et le petit bétail.

LES IMPÔTS INDIRECTS

Les Banalités étaient versées au seigneur pour l’utilisation des fours, des pressoirs et des moulins.

Le tonlieu portait sur le transport des marchandises. Cette taxe frappait les marchés et les foires, ainsi que péage des ponts, entrées de ville, etc.

L’aide fut instituée pour payer la rançon de Jean II le bon, fait prisonnier des Anglais après la bataille de Poitiers en 1356, et touchait la vente de certaines marchandises comme le vin, les alcools, le poisson, le bétail, etc.

La gabelle s’exerçait sur le sel. Elle était perçue à la vente de chaque muid de sel, et son prélèvement était effectué par des officiés royaux dans des entrepôts réservés à cet effet.

Les traites qui touchaient à la circulation à l’intérieur du domaine seigneurial correspondaient à nos droits de douanes actuels étaient perçues à certaines frontières, notamment entre les pays de langue d’oc et les pays de langue d’oil.

Les Finances ordinaires qui permettaient d’équilibrer le budget royal jusqu’au XIIIe siècle se révélèrent rapidement insuffisantes, et l’on chercha à créer l’impôt régulier ou Finances extraordinaires, sous la forme de taxes indirectes (gabelle, aides, etc.)

La maltôte (taxe sur les stocks de marchandise), fut instituée à ce moment- là, et plutôt mal acceptée. Les rois de France s’arrangèrent pour empêcher les grands vassaux de lever sur leurs terres des taxes pouvant concurrencer l’impôt royal.

 

L’impôt sur le revenu, très discuté par la bourgeoisie qui lui préférait l’impôt indirect qui touchait « les petits comme les gros », ne fut guère effectif avant la fin du moyen-âge.

De nos jours, il faut savoir que nous en sommes en France plus de 360 taxes et impôts divers. Un chiffre qui ne cesse régulièrement d’augmenter avec la gestion désastreuse de nos « élus » qui dissimulent leur crasse incompétence en rivalisant de créativité pour nous faire régulièrement les poches.

Marc Deborde

 

 

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 8 Janvier 2026

Nous avions déjà publié un article sur cette intrigante lune de Saturne ICI.

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 7 Janvier 2026

Repost0