Au revoir monsieur Jospin

Publié le 23 Mars 2026

Je n’ai jamais apprécié votre politique et j’étais du bord opposé au vôtre. En revanche, jamais, je ne ferai comme ceux qui ont fêté la mort du vieux Le Pen ou vilipendé Bardot sur son cadavre. Ce n’est pas ma culture et ce n’est pas ainsi que je conçois la France.

Vous avez eu le tort de ne pas avoir su évoluer avec le temps. En 2002, votre camarade Pierre Mauroy vous avait prévenu : « Il n’y a aucun mot sur les ouvriers dans ton programme ». Cela vous a coûté un cuisant échec derrière Le Pen et vous avez décidé d’arrêter votre vie politique. Au moins, vous avez tenu compte des urnes et n’êtes jamais revenu sur le devant de la scène comme tant de charognards d’aujourd’hui. C’est tout et à votre honneur et c’est aussi à cela que l’on reconnaît un grand homme.

C’était l’erreur de confondre le peuple de gauche des origines avec l’électorat des « profs » et de certaines classes privilégiées qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine.

Déjà, en 2002, le « vrai peuple » commençait tout doucement à glisser vers l’autre bord, ne se sentant plus défendu.

Que reste-t-il de vos idées aujourd’hui, monsieur Jospin ? L’Islamophilie contre la laïcité ? La cause LGBT au-dessus de l’intérêt des travailleurs ?

Je sais que vous n’auriez pas mangé de ce pain-là, du moins je l’espère.

Je remets ci-dessous cet entretien avec Jacques Chirac, à un moment où vous vous pensiez hors antenne.

On vous voit tous les deux, tels que vous étiez : des hommes de gouvernement, tout simplement.

Au revoir monsieur Jospin, avec tout mon respect de vieux « droitard populo ».

RL

 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article